Favoriser les interactions entre différents publics aux intérêts communs, tel est l’objectif du chargé de relations publiques.

Et quand ces publics peuvent être mis en relation dans un nouveau contexte, celui du numérique, on adapte notre approche, nos outils et notre métier. Certains l’avaient déjà prédit ici.

D’autant que les canaux de communication se sont démultipliés et ont été adopté par l’agora.

Mais alors, qu’est ce que donc que ce community management … Un nouveau stratagème issu d’une nouvelle agence matrimoniale à la mode ? Un philtre d’amour ?

Oui, c’est presque ca.

Le community management, pratiqué depuis l’ère du social média, catalyse les échanges de flux…pour générer des affinités….des interactions….des publications de billets… susciter des commentaires.

Aussi, le community manager doit réfléchir à « des comment taire », surtout lorsqu’un contributeur Wikipédia dit du mal de sa protégée, la marque.

Le community manager veille à l’opinion de sa marque à travers les réseaux sociaux, la blogosphère, et les plateformes informationnelles ( Rue89, Agoravox, Le Post, Wikipédia…)

Internet nécessite d’être très réactif. La réputation online de la marque est entre ses mains.

Il inter agit avec les blogueurs, parfois dans les forums…

Seul nuage à l’horizon : Quelle déontologie doit on appliquer à ce nouveau métier, transversal ?

Car oui, un community manager est souvent un blogueur à titre personnel. Il est donc tenté d’en faire la promotion ….pour son client.

Ceci n’est pas un billet sponsorisé par MEETIC.

Retrouvez cette publication chez intelligencecollective

Crédits: Getty Images



4 Responses to “community management : une histoire d’amour entre deux feel RSS…”  

  1. Bonsoir Khlauda,
    Tu poses-là de vraies questions.

    J’en ajouterai quelques-unes :

    - le community manager doit-il être interne à l’entreprise ou pas ? Si non, qui choisir ?
    Tu as raison, la première exigence pour un community manager, c’est d’être blogueur lui-même et très actif sur les réseaux sociaux. Il peut être dans l’entreprise si l’entreprise encourage l’employee blogging. Mais il doit aussi avoir une réelle liberté d’expression et une réelle autonomie. En aucun cas, il ne peut se contenter de délivrer un message “officiel” ou publicitaire. En cas de critiques sur sa marque ou un de ses produits, il doit pouvoir faire preuve de crédibilité. Pour cela il lui faut pouvoir reconnaître les défauts d’un produit, par exemple, puis argumenter, expliquer et enfin communiquer sur les axes d’amélioration en cours. Bref, il doit participer activement aux discussions.
    Il a aussi un rôle de veille et de transmission de l’information montante.

    - Faut-il confier cela à une agence ?
    Peu d’agences sont capables de travailler efficacement sur ce créneau. La plupart des agences de com traditionnelles arrivent avec des méthodes et une culture inadaptées. Elles font plus de mal que de bien.

    - Comment créer une communauté ?
    C’est la première des choses à faire. Cela peut s’organiser autour d’une passion, d’une innovation… C’est d’autant plus facile pour les marques qui ont un fort rapport affectif avec leurs clients.
    Le coeur de la communauté, ce sont les clients. En ce sens, il faut propser des espaces d’échange en relation avec le CRM. Des campagnes virales, des clubs d’utilisateurs, des programmes de fidélité sont de bons vecteurs pour créer, fédérer et animer une communauté.

    - Mesurer le buzz ?
    C’est le plus difficile. Etre à l’écoute des conversations sur le web, ça ne se limite pas à des requêtes dans les moteurs de recherche. Il faut pouvoir évaluer l’influence de ces communications, cartographier les liens qui peuvent exister entre les individus, les groupes ou les blogs. Ca prend du temps, mais c’est payant.

    Finalement, le community manager s’apparente à une nouvelle forme de lobbying.

    Pour ce qui est de l’éthique, je pense qu’un blogeur peut agir pour le compte d’une marque, mais que la rémunération ne doit pas être le seul critère de choix. Il est important de s’investir au service de produits ou de marque avec lesquelles on est en phase.

    Qu’en penses-tu ?

    @ +

    Frédéric

  2. Bonjour,

    Dans un premier temps, il est plus que certains (sauf cas rares) que le Community Manager sera externe à l’entreprise (même si il lui faut être physiquement présent auprès des équipes qui possèdent seules ce qui fait réellement l’actualité). C’est plus commode pour les entreprises qui ne savent comment gérer cette fonction d’électron libre, qui doit rester un fusible en cas de problème.

    A l’avenir, ce poste devrait naturellement échoir aux chefs de produits dont la fonction doit évoluer (mais cela se fera sûrement au travers d’une évolution de générations).

  3. @jpb
    Sur le principe, concernant les chefs de produits, je suis d’accord avec toi.

    Mais dans la pratique, ils risquent de ne pas faire preuve de l’ouverture d’esprit nécessaire et de la distance nécessaire avec le discours publicitaire.

    Mais, c’est sûr, il y aura une évolution de la fonction.

  4. Je reconnais bien là, la plume de ma khlauda. J’adore!


Leave a Reply